Les abeilles face aux aléas climatiques

Après la mauvaise année de 2021 dû aux conditions météorologiques humides, l’année 2022 s’annonçait bien mieux pour les abeilles et les apiculteurs avec une belle récolte de miel de printemps.

Mais les aléas climatiques ont à nouveau fortement impacté les colonies d’abeilles et pollinisateurs sauvages cette année, à cause de la sécheresse de cet été.

Avec les fortes chaleurs, les points d’eau s’assèchent et se font bien plus rare. Or, en une semaine une ruche peut consommer jusqu’à 100 litres d’eau. Ce manque d’eau oblige les abeilles à parcourir de plus longues distances pour trouver de l’eau ce qui les fatigue davantage.

Mais la problématique se trouve principalement au niveau du manque de ressources en nourriture. En période de sécheresse, les plantes ont plus de mal à pousser et s’assèchent rapidement. Au cours de cet été caniculaire, beaucoup de plantes à fleur n’ont plus produit de nectar. Les pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons, mouches et coléoptères) se sont dès lors retrouvés privés de nourriture.

N’ayant plus de quoi butiner, les abeilles domestiques sont contraintes d’entamer leurs réserves, stockées pour passer l’hiver. Confrontée à la famine, la reine réduit sa ponte. Cette diminution de couvain a pour conséquence une baisse de population dans la ruche, ce qui impacte directement les apports de nectar et pollen par les butineuses.

Comme les éleveurs qui ont dû donner du foin à leur bétail cet été, beaucoup d’apiculteurs ont dû nourrir leurs colonies.

biodiversité photovoltaiques

 Pour terminer, la sécheresse n’est pas le seul problème auquel les abeilles ont été confrontées cet été. La pression sur les colonies d’abeilles est également liée

  • A la pollution (agricole et industrielle) ;
  • Au varroa, ce petit acarien des ruches ;
  • Aux frelons asiatiques (Vespa velutina).

Un recensement de l’INBO dans le nord de la Belgique a démontré une forte augmentation des populations de frelons asiatiques. La douceur de l’hiver a permis à nombreux individus de survivre et proliférer. En l’absence de prédateur naturel, ce vespidé originaire d’Asie est une espèce exotique envahissante qui étend chaque année fortement son aire de répartition. Cet insecte vorace constitue une menace importante pour les abeilles et autres polinisateurs.

La situation risque de se compliquer d’année en année. Pour aider les pollinisateurs, plusieurs voies d’action sont possibles, tel que la conversion vers de pratiques agricoles réduisant l’usage de pesticides et la diversification des ressources alimentaires.

 

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